Harcèlement - Au départ sexuel, puis moral, mais toujours textuel et médiatique, le harcèlement s'étend aujourd'hui à de nombreux domaines de l'économie et de la technologie. Intel nous harcèle avec un nouveau microprocesseur tous les six mois. L'Etat nous harcèle avec ses réglementations. France Telecom nous assomme avec ses pubs. Le téléphone mobile nous poursuit jusque dans les W.C. (c'est marrant, c'est toujours quand je suis aux toilettes que mon portable sonne !). Nous sommes tous des harcelés en puissance. La pression de la pub et de la communication se traduit par un harcèlement textuel et multimédia, dans vos e-mails, sur votre téléphone portable, etc. En selle, Marcel, monte sur ta haridelle et mange des varicelles pour échapper à tous ces harceleurs receleurs!...autres mots...
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Lumineux Luminet! j'adore le slide sur la photo: l'explication des mouvements célestes par une simple équa...
Prodigieux! Double-cliquez sur n'importe quel mot de ce site et vous comprendrez! (tel quel, ça ne marche pas en Safari; il faut sans doute une manip...) PS: s'il y a un lien sur le mot, débrouillez-vous pour le surligner avec la souris et tapez Entrée. Il y a plein d'autres possibilités (synonymes, traductions, etc.). C'est peut-être ça le web 2.0!...
Les sites ou blogs de soi-disant info, labellisés « journalisme participatif » ou « collaboratif » ou « citoyen » pullullent, sans aucune règle, comme dhabitude, chacun fait ce quil veut, cest merveilleux. Et les blogueurs sont tellement affûtés et intelligents quils sauront trier le bon grain de livraie, cest bien connu.
Cela me rappelle la différence entre loptimiste et le pessimiste. Loptimiste : « Demain, on ne mangera que de la merde ! ». Le pessimiste : « Et encore, il ny en aura pas pour tout le monde ! »
Ya rien à faire !
Cest décidément trop facile de créer un blog et de se mettre à publier plus vite que son ombre. Loutil vous bondit des doigts, on pianote avant même de penser.
Alors on sinvite vite fait entre copains, on se bricole un slogan alléchant avec quelques expressions new age bien sonnées et autres anglicismes à la mode, on insère obligatoirement dans son projet les mots « journalisme participatif » ou « collaboratif » ou « citoyen ».
Et on publie et on publie Nimporte quoi forcément !
Wolinski avait bien raison : « Cest pas parce quon a rien à dire quon doit fermer sa gueule ! »
Ça devient désespérant cette logorrhée, ça donne envie de se taire
Javais lancé en son temps un appel pour une « Charte des blogueurs indépendants » simplement pour quon puisse les distinguer facilement de ceux qui vendent leur sauce bien mélangée à leurs émois perso.
Je lance maintenant, avant quil ne soit trop tard, un appel pour une Charte du Journalisme Participatif, ou collaboratif, ou citoyen.
Elle pourrait inclure quelques points qui permettraient de savoir à qui on a affaire :
Comment les auteurs sont-ils cooptés, sur quels critères ? qui, pourquoi, comment ? notamment : sont-ils indépendants de tout pouvoir commercial, économique, financier, politique, etc ? sils ne le sont pas, nul nest parfait, peut-on indiquer clairement quelles sont leurs affiliations ?
Savent-ils écrire ? Une petite vérification simpose : est-ce quils savent écrire en français des phrases simples et compréhensibles, même lorsquils manient des concepts sophistiqués ?
Que publie-t-on ? Je propose une règle stricte de publication : rien que de linédit, aucune reprise ;
- quel est langle ou le mode de traitement ? je propose une séparation formelle et visuelle entre le compte-rendu de faits, lanalyse et le commentaire dauteur ;
Que fait-on des commentaires de lecteurs? lesquels on garde, lesquels on rejette, comment les valide-t-on ? sur la base de quels critères ?
Doù viennent les illustrations ? qui les a créées ? leurs sources sont-elles indiqueées ? les règles du droit dauteur sont-elles respectées ?
Lauteur ne peut pas être juge et partie : par exemple, on ne peut pas être à la fois lauteur dun article et le sujet dun autre (à linstar de ces critiques de livres qui sont aussi écrivains et qui se renvoient la balle dun magazine à lautre) ;
Y a-t-il rémunération des auteurs? Si oui, à quel tarif, selon quels critères?
Quel est le modèle économique du site? D'où vient l'argent? etc.
Bref ce serait une charte journalistique
PS : je ne donne aucun lien sur ces projets, quils soient américains, coréens ou même francophones; soit vous les connaissez et ces liens ne vous servent à rien, soit vous ne les connaissez pas et vous ne gagneriez rien à y aller
Bonjour, le problème vient surtout du support en lui même, on le voit bien avec les Skyblog[¹], U-blog[²] et autres plateformes où les seules connaissances requises sont la maîtrise du double-clic et le SMS-style. Si beaucoup de site/blog apparaîssent, beaucoup meurent après quelques semaines seulement par manque de contributeurs, d'envie !!! Une autre forme de collaboration existe avec les wikis, mais reste encore utiliser par les « geeks » mais cette autre forme de collaboration, semble plus pérènne que les blog dit « collaboratif », Wikipédia[³] en est l'exemple parfait. Voilà c'est tout [¹] http://www.skyblog.com/ [²] http://www.u-blog.net/ [³] http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil Rédigé par: marc[1] | mai 26, 2005 11:08 AM http://poiroud.free.fr/dotclear
C'est vrai que j'aime bien le principe du wiki, je me suis souvent demandé s'il ne fallait pas transformer ce blog en wiki... mais bonjour l'interface et le maniement du bidule!... Rédigé par: Luc Fayard | mai 26, 2005 11:54 AM
Huummm pas sur ! le wiki est l'outil collaboratif par excellence, mais on commence à voir quelques sites fait avec des wikis. A mon sens c'est une erreur, le wiki est idéal pour des projets en communs, mais le modèle du blog (articles + réactions) me semble plus adapté à l'information journalistique (!). Car en somme, un journaliste affiche une situation à ses lecteurs qui réagissent après coup, le blog est idéal pour cela. Le wiki réagit à un autre modèle, le journaliste écrit, les lecteurs corrigent et l'améliorent pour en sortir un document « idéal ». Rédigé par: marc | mai 26, 2005 02:08 PM
bien vu!! sinon il y a la solution "au poil" : rien n'est repris, tout est inventé, tout est faux... Rédigé par: blaise | mai 26, 2005 05:24 PM AU POIL
il y a une autre solution : les laisser tranquilles, les blogueurs. J'ai l'impression que la plupart d'entre eux ont juste envie de publier des "journaux extimes", selon l'heureuse expression de Pierre Assouline, et puis voilà. Donc il est superflu de tenter de "mettre de l'ordre" dans un univers qui n'en demande pas ! et surtout il est étrange de vouloir projeter les "règles" d'un métier qui, précisement, est mis en cause par l'outil blog. Cela dit, oui aux règles si le blog a des prétentions à délivrer de l'information : dans ce cas, la crédibilité est une condition. (je suppose que tu faisais une allusion transparente à Agoravox ? moi, j'y collabore volontiers, en attendant de voir le sérieux du projet éditorial) mais non, s'il s'agit d'enrégimenter des gens qui ont juste envie de raconter "des histoires" ce qui est en soi tout à fait honorable (par exemple c'est autant de temps que l'on ne passe pas devant la télé !) Rédigé par: Benoît | mai 26, 2005 09:23 PM http://www.micfin.org/dotclear/
Et cette charte du journalisme participatif, elle va être soumise aux journalistes professionnels? 3. Que publie-t-on ? Je propose une règle stricte de publication : rien que de l’inédit, aucune reprise ; Il y a quelques titres sur papier, en vidéo, à la radio et même en ligne (appellez-les journaux, magazines, hebdo, ...) qui vont disparaitre alors? Et l'AFP ne servira plus à rien alors? Et Reuters non plus aussi? Génial, enfin du signal clair et moins de bruits dans le paysage médiatique "professionnel". On va respirer P Rédigé par: Francois | mai 26, 2005 11:13 PM http://www.shoob.com/
La citation dans 1 ère article n'est pas de Wolinski, mais de Michel Audiard. J'ai beau jeu de vous critiquer je viens juste de lancer mon blog. Au fait tout les termes en tif me les herisses Rédigé par: Yannick | mai 27, 2005 12:01 AM
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Suis assez d'accord avec Benoît "Donc il est superflu de tenter de "mettre de l'ordre" dans un univers qui n'en demande pas ! et surtout il est étrange de vouloir projeter les "règles" d'un métier qui, précisement, est mis en cause par l'outil blog." Et surtout pour la sélection naturelle... Si un blog ne suit pas les règles conventionnelles du journalisme (je parle de style pas de problème de diffamation par exemple), qu'il réussit avec une nouvelle forme d'écriture (même cette épouvatable SMSgraphie) après tout tant mieux. Les autres mourront de leur belle mort sans qu'il ait été nécessaire d'imposer des règles. Rédigé par: Ludé | mai 27, 2005 04:43 PM
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blaise: sur Au poil rien n'est faux, bien au contraire, puisque c'est toi qui le dit! Ce n'est pas moi qui le dit mais Paul Watzlawick, l'un des grands penseurs de l'école de Palo Alto: "une idée, pour peu qu'on s'y accroche avec une conviction suffisante, qu'on la caresse et la berce avec soin, finira par produire sa propre réalité. " (Faites vous-même votre malheur, trad. Jean-Pierre Carasso, p.54, éd. Seuil, 1984) piqué chez Gilles G. Jobin. Rédigé par: Luc | mai 27, 2005 08:35 PM
Joel m'écrit: "...sur l'efficacité contestable de l'information circulaire et itérative sur la toile: si on demande une estimation de la longueur du nez de l'empereur de Chine à un million de Chinois on obtient beaucoup plus de chiffres après la virgule qu'avec dix Chinois mais à quoi bon puisque personne ne peut voir le visage de l'empereur." Rédigé par: LF | mai 27, 2005 09:40 PM
Citations hum... "C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’on doit fermer sa gueule" est le titre d'un film de Jacques Besnard de 75. Il me semble bien que je l'ai lu chez Sophocle, que Tacite l'a traduite sans faire référence à l'auteur grec et même que Francis Blanche le reprenait de La Bruyère qui lui avait, comme toujours, cité ses sources, mais il se trompait puisqu'il l'attribuait à un auteur persan du III ième siècle avant JC. Moi-même je l'ai utilisé dasn l'introduction de mon blog sans citer personne et toute honte bue par ailleurs. La honte n'a pas de goût. J'ai retrouvé où j'avais lu l'histoire du nez de l'empereur de Chine, c'est dans un livre d'un grand physicien américain intitulé "Surely You're Joking, Mr. Feynman" Probablement traduit en français pas "Vous y comprenez quelque chose, monsieur Feynman ?" Je viens en plus de la retrouver sur le net plus étoffée et en anglais: http://www.imaginatorium.org/stuff/nose.htm Quant au sujet principal, il me semble un peu prématuré de réglementer/labelliser un phénomène aussi neuf mais je suis bien sûr qu'un jour prochain on y viendra pour lutter contre le virus de la confusion qui effectivement nous guette. Rédigé par: Joël | mai 28, 2005 11:46 AM http://www.perino.net/
Rappelons juste que l'expression "journal extime" est le titre d'un merveilleux texte de Michel Tournier, écrivain "sachant bloguer sans son blog" (formule heureuse que je tiens d'un blogueur nommé Acrostiche)... Quant à la "géniale intuition" dont se prévaut Assouline, elle est la chose la mieux partagée de la blogosphère : il suffit de taper "journal ou blog extime" sur un moteur de recherche pour s'en apercevoir ! Il faut rendre à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu (ce n'est pas une phrase d'Astérix et Obélix, mais de la Bible !) Rédigé par: Eli Flory | mai 29, 2005 10:44 AM http://elizabethflory.blogs.com/
Eli: merci beaucoup de votre présence ici et de votre vigilance; vous êtes la gardienne de notre sémantique débridée; j'aime cela et cela me rassure... Rédigé par: LF | mai 29, 2005 12:19 PM
Chief Wiggum: This is Papa Bear. Put out an APB for a male suspect, driving a... car of some sort, heading in the direction of, uh, you know, that place that sells chili. Suspect is hatless. Repeat, hatless.