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Démocratie - On savait déjà qu'elle avait des hoquets dramatiques aux portes de la surpopulation. On sait désormais qu'elle piétine aussi devant la surmédiatisation. N'importe quelle cause en effet peut aujourd'hui rassembler n'importe où suffisamment de monde pour qu'on en parle dans les médias. Elle devient alors une tendance, voire un modèle, un paradigme, qui doit s'imposer rapidement à tous. Peu importe la justesse de la cause ou sa réelle représentativité, ce qui compte c'est la présence des médias au moment du rassemblement. Ainsi en est-il de la crise internet ou des PC mais aussi des chasseurs de palombes, des anti-mondialisation, des écologistes, des gay pride, des rave parties… Ainsi en fut-il des First Tuesday, ces grands cocktails d'affaires qui réunissaient tous les premiers mardi de chaque mois les créateurs de start up, les capital-risqueurs… et les journalistes. On a cru que ces rendez-vous où l'on discutait levée de fonds autour d'un verre de champagne symbolisaient une nouvelle forme de business, à laquelle toutes les entreprises devraient sacrifier. Finalement, on s'est rendu compte que pour discuter sérieusement, une salle de réunion avec une longue table et des bouteilles d'eau minérale faisait aussi bien l'affaire, surtout si les journalistes n'y étaient pas invités. Dans l'entreprise, la démocratie s'arrête également aux portes du président. Les livres vantent le management collaboratif, le travail en groupe de projets, l'intéressement des salariés au développement de l'entreprise, l'encouragement de toute initiative venant de la base ; dans la réalité, l'entreprise française est toujours dirigée par un patron de droit divin qui décide tout seul dans son coin en ayant fait semblant d'écouter ses collaborateurs. C'est un truc qui étonne beaucoup les anglo-saxons qui sont habitués à ce que chaque réunion de travail démarre par un ordre du jour et se conclue par une décision. Ils sont bizarres, ces Anglais !...autres mots...

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8 tendances technos clés en 2008, vues par Accenture Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
- Écrit par Luc Fayard - 25-03-2008

 (traduction libre de "8 keys technos", d'Accenture)

1. L'informatique dans les nuages

2. Les deux approches du SI : « normale » ou « allégée »

3. L’intelligence d’entreprise, au-delà de la business intelligence

4. L’accès continuel aux gens et au contenu

5. Le social computing

6. Le contenu généré par l’utilisateur

7. Industrialisation du développement logiciel

8. L'informatique durable (green computing)

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1. L'informatique dans les nuages

L’appellation poétique « cloud computing » qu’on a un peu de mal à traduire en français par « l’informatique dans les nuages » résume néanmoins la convergence de plusieurs domaines à évolution rapide : virtualisation, architecture serveur, réseaux intelligents, SaaS (Software as a Service), utility computing (qui veut dire à la fois l’informatique vue comme une commodité et l’informatique à la demande), RIA* . Corrélées, ces évolutions permettent d’envisager des applications indépendamment de la localisation de l’unité de traitement.
SaaS évolue vers des plateformes complètes sur lesquelles des développeurs de logiciels (ISV**) créent et déploient des applications, comme ils le faisaient auparavant pour de simples PC.
Résultat : les entreprises peuvent choisir de confier une grande partie de leur informatique (de l’infrastructure jusqu’aux logiciels et services) à des tierces parties internet en fonction de leurs besoins.
Cette nouvelle organisation doit encore régler les problématiques de respect des données personnelles, de sécurité ou encore d’intégration dans le SI existant.
Mais elle va redessiner le rôle du service informatique et du DSI parce qu’elle diminue le besoin de ressources informatiques internes.

2. Les deux approches du SI : « normale » ou « allégée »
En architecture logicielle, les vendeurs et les DSI optent de plus en plus en faveur de solutions basées sur des standards, orientées services, aussi bien pour la partie système que pour la partie applicative.
Deux camps s’affrontent néanmoins :
- d’un côté, l’architecture SOA***, basée sur des standards de services web (comme la fonction REST****), est bien adaptée à des applications critiques qui exigent fiabilité et sécurité ;
- de l’autre, les mashups et les widgets forment une approche allégée émergente pour du prototypage rapide et des applications intégrant des données utilisateur.
Complémentaires, ces deux approches vont probablement coexister dans le futur, même si les environnements MDE (Mashups Development Environment) vont se développer très vite du fait de leur simplicité.
Résultat : on se dirige vers ce qu’Accenture appelle « The Application Long Tail » le modèle applicatif de la longue traîne où une majorité des besoins de niches demandées par des petites populations d’utilisateurs sera couverte par ces ensembles juxtaposés d’outils rapides à mettre en œuvre.
C’est une arme à double tranchant pour les DSI : d’un côté, ils peuvent satisfaire très vite beaucoup d’utilisateurs, donc proposer une innovation plus rapide et un meilleur alignement de l’informatique sur les métiers et le business; de l’autre, il peut y avoir un risque de perte d’efficacité à cause d’une informatique éclatée, voire chaotique.

3. L’intelligence d’entreprise, au-delà de la business intelligence
Avec de plus en plus de fonctions IT (infrastructure comme applications) migrant vers le cloud computing et de plus en plus de traitement informatique exécuté directement par des groupes d’utilisateurs, les données vont devenir l’actif le plus important des services informatiques et des entreprises. Données transactionnelles, mais aussi nouveaux types de données, venant de capteurs et de détecteurs, de textes non structurés (emails par exemple), de sources audio et vidéo, issues aussi bien de process business que de données utilisateurs.
Le volume de toutes ces données, le data mining nécessaire sur tous ces formats, et la demande de réponses en temps réel, nécessiteront une nouvelle forme d’intelligence d’entreprise, au-delà de la business intelligence.
Pour pouvoir extraire des informations décisionnelles de ces pétatoctets de données nouvelles ou existantes, multiformats, il faudra une large adoption d’algorithmes de statistique variable et des approches de traitement en parallélisme massif ; on en est encore loin dans les offres actuelles ou prévisibles de business intelligence.

4. L’accès continuel aux gens et au contenu
La disponibilité croissante d’appareils mobiles puissants et faciles à utiliser couplés avec du cloud computing (par exemple iPhone) va conduire à une ubiquité de communication et d’accès a des applications et des données, n’importe quand et n’importe où. 
L’utilisation des mêmes outils va contribuer à effacer les frontières entre l’informatique personnelle et professionnelle ou entre les appareils de bureau et les mobiles.
La continuité de l’usage va permettre aux fournisseurs de service de mieux tracer le profil des utilisateurs à travers l’historique de leur navigation, le filtrage de groupe, le mining, les réseaux sociaux et le monitoring des emplacements d’accès. Ils pourront alors délivrer une information hautement personnalisée ; idem pour la publicité.
Pour les DSI, cela signifie un nombre croissant d’applications utilisateurs (par exemple e-mail) qui vont échapper à leur contrôle pour aller vers le web public, où elles seront des supports de pub comme n’importe quelle application grand public.
D’un côté, cette externalisation libère des ressources informatiques internes que le DSI peut affecter à des projets plus stratégiques. De l’autre, elle nécessite de nouvelles mesures pour assurer la confidentialité et la sécurité des données d’entreprise.

5. Le social computing
Membre à part entière de ce grand virage de la technologie vers les personnes, le social computing a évolué, partant d’une collaboration et d’une communication structurées pour aller vers les réseaux sociaux.
De même que le web a évolué d’un media transactionnel vers un media de communication et maintenant vers un media social prédominant, les premiers signes indiquent que le logiciel d’entreprise va suivre la même voie.
Les grands vendeurs (Oracle, Microsoft,…) ont déjà introduit des fonctions de social computing (communication unifiée, partage de contenu, réseaux sociaux,…) dans leurs suites logicielles d’entreprise.
En même temps, les sites de réseaux sociaux destinés à l’origine au grand public continuent d’évoluer vers des plateformes, où l’expérience utilisateur est continuellement enrichie à travers des applications de tierce partie, incluant les utilisateurs eux-mêmes. Des initiatives comme Google OpenSocial portent en elles le germe de faire tomber les barrières entre les différents réseaux sociaux et de faire d’eux la fabrique d’identité d’internet. Ces plateformes sociales peuvent aussi devenir les portails nouvelle génération des gens, de l’information et des applications.
Pour beaucoup d’entreprises, le social computing peut représenter une force majeure de disruption parce qu’il supprime les frontières traditionnelles de la hiérarchie et de l’organisation et qu’il conduit à une collaboration ouverte et dynamique.

6. Le contenu généré par l’utilisateur
La prolifération des réseaux sociaux et des sites d’agrégation de contenu, combinée avec la large disponibilité des appareils multimédia grand public (caméras, téléphones caméras appareils photos, lecteurs mp3,…) et des logiciels associés a conduit à une explosion de contenu généré par l’utilisateur sous la forme de vidéos, photos, blogs, podcasts et autres tags.
Cette nouvelle source de contenu, qui continue de croître à grande échelle est en train de transformer le rapport de l’individu avec les médias, les loisirs et la formation.
Par exemple les vidéos de YouTube ou de Dailymotion ont déjà remplacés dans bien des cas les manuels d’instruction pour des tâches comme réparer un ordinateur ou un robinet qui fuit.
De manière encore plus significative et globale, le virage de la distribution, partie des canaux traditionnels (chaînes de télévision, lieux de formation) pour aller vers des sites d’agrégation de contenu de type YouTube, redistribue complètement les cartes et permet d’appliquer le modèle de la longue traîne également au marché de la consommation de contenu.
Dans ce monde nouveau où l’expertise n’est plus un problème d’emplacement physique, une petit groupe d’experts peut dominer un domaine même s’ils ne sont pas appuyés sur une grande institution. Et en même temps n’importe quel problème ésotérique , comme un assemblage de meubles, peut trouver une réponse sur YouTube, postée par un autre membre ésotérique d’une communauté peer to peer.

 7. Industrialisation du développement logiciel
Dans le domaine du développement logiciel, les progrès ont toujours été faits dans le sens d’une création à moindre coût et avec une meilleure prédictabilité, notamment dans le domaine des outils et des environnements. La plupart des IDE (Integrated Development Environment), par exemple, ont de capacités intégrées (plutôt que fournies par add-on) de support de grandes équipes de développement distribué.
Des suites d’outils émergent également pour supporter le développement des projets RIA et des applications générées par les utilisateurs comme les mashups et les widgets.
Les méthodes de développement agile, qui sont largement utilisées par les sites web et les entreprises online, gagnent du terrain dans les entreprises traditionnelles.
Sur le front de l’automatisation, la modélisation de type MDD (Model Driven Development) n’a pas encore acquis la maturité suffisante pour gérer le cycle de vie complet du logiciel. Mais elle s’est déjà bien implantée dans des niches comme la génération de scripts ou la description de business process.

 8. L’informatique durable (green computing)
La combinaison de l’explosion du prix de l’énergie, des régulations gouvernementales de plus en plus strictes et de la pression grandissante des actionnaires fait du développement durable un sujet majeur à l’ordre du jour des conseils d’administration.
En même temps les projets écologiques donnent à l’informatique l’occasion de jouer un rôle important. En particulier chaque fois qu’on pourra  remplacer des activités intensives en énergie par des activités intensives en information (le silicium à la place du charbon), l’informatique jouera un rôle important dans le développement durable en même temps que dans l’amélioration de l’efficacité du business.
Cette substitution/transformation concerne l’informatique elle-même (des data centers plus verts et plus performants), le transport (réduction du nombre de voyages grâce à la collaboration électronique), l’optimisation des business process intensifs en énergie (supply chain, logistique, gestion des stocks, manufacturing) ainsi que l’adoption de nouvelles technologies pour une meilleure utilisation de l’énergie (gestion des immeubles, maintenance prédictive des flottes de véhicules de transport).

-RIA : Rich Internet Applications, une application accessible via le web sans nécessiter un programme client sur le PC autre que le navigateur
-ISV Independant Software Vendor, éditeur indépendant qui propose des logiciels tournant sur différentes plateformes
-SOA Services Oriented Architecture, architecture informatique basée sur la communication entre « services », un service étant défini comme une unité de travail à exécuter sur la commande d’une entité de calcul (aussi bien un humain qu’un programme). SOA définit comment une unité de travail peut être commandé par une entité pour être exécutée par une autre entité. Les services Web sont l’application la plus courante de SOA mais ils ne sont pas les seuls.
-REST REpresentational State Transfer, qui permet de récupérer de l’information d’une page web en lisant son descriptif XML dans une autre page, un peu à la façon d’un lien RSS et plus facilement que ne le fait SOA,  qui nécessite un programme serveur (pour servir les données) et un programme client (pour les demander)
- RSS: RDF Site Summary – RDF = Ressource Description Framework
- SOAP, Simple Object Access Protocol

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Dernière mise à jour : ( 25-03-2008 )
 
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