Bug - Vient de l'anglais bug, punaise et par extension bestiole nuisible, comme celle qui, en se faisant griller par les circuits électriques, provoqua la première panne du premier gros ordinateur. C'était en l'an 28 av MC (Microsoft). En fait, ce serait plutôt une araignée que les programmeurs ont dans le ciboulot, vu le nombre d'erreurs qu'ils font quand ils écrivent leurs logiciels. Un bug, c'est un défaut d'un programme informatique qui fait qu'il ne fonctionne pas comme il devrait. Ca, c'est la définition officielle et elle fait marrer tout le monde parce que personne n'a jamais vu un programme marcher " comme il devrait ". Il a plutôt tendance à fonctionner comme il l'entend. Le bug c'est un peu la " fôte d'ortografe " du programmeur mais la différence c'est qu'une erreur d'écriture n'a jamais empêcher de continuer à écrire. Tandis que le bug, lui, il bloque tout. Quand c'est buggé (bogué), çà ne marche plus où çà donne des résultats hilarants. Prononcez : beugue, avec un air dégoûté. En français : bogue, comme l'enveloppe piquante de la châtaigne. Un bug, çà pique et çà file une châtaigne. De toutes façons, quelle que soit la langue, quand vous le dites, ça vous dessine la bouche en cul de poule. Essayez devant la glace, vous verrez, vous ressemblerez à un poisson qui fait des bulles. Alors, évitez. Par extension : s'applique aussi à une panne de tout type de matériel. Commentaire : L'informatique, c'est comme le gruyère : plus il y a de programmes, plus il y a d'erreurs et plus il y a d'erreurs, moins il y a de programmes (sous-entendu : qui marchent). Il semble qu'il soit scientifiquement impossible de fabriquer le moindre bidule informatique sans qu'il soit automatiquement bourré d'imperfections en tout genre. En fait, c'est plus simple : le bug est le fondement de l'industrie informatique. Celle-ci se donne comme objectif de créer à bas prix des logiciels et des matériels pleins d'erreurs qu'il faut ensuite réparer en appelant le service après-vente qui, lui, est une activité extrêmement rentable. C'est exactement le même principe que dans la machine à laver : le seul qui gagne de l'argent, c'est le plombier. C'est pourquoi vous devez conseiller à vos enfants de faire, au choix, dépanneur de machines à laver ou de machines informatiques. Voir SSII. Attention : " T'es buggé ou quoi ? " est une expression extrêmement péjorative si elle vise à qualifier les performances amoureuses de quelqu'un....autres mots...
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Lumineux Luminet! j'adore le slide sur la photo: l'explication des mouvements célestes par une simple équa...
Prodigieux! Double-cliquez sur n'importe quel mot de ce site et vous comprendrez! (tel quel, ça ne marche pas en Safari; il faut sans doute une manip...) PS: s'il y a un lien sur le mot, débrouillez-vous pour le surligner avec la souris et tapez Entrée. Il y a plein d'autres possibilités (synonymes, traductions, etc.). C'est peut-être ça le web 2.0!...
J'ai eu l'a chance d'écouter en conférence l'astrophysicien, essayiste et romancier Jean-Pierre Luminet et je l'ai trouvé ... lumineux. En plus, il a un petit accent du Sud qui rajoute une touche d'humain dans ses visions célestes. Je me suis donc précipité sur sa série "Les Bâtisseurs du Ciel" : des romans sur la vie et l'oeuvre des grands mathématiciens, physiciens et astronomes qui ont contribué à affiner, contre vents et marées, notre vision de l'univers. Et je n'ai pas été déçu. Ca se lit comme un roman et ça recale un peu nos idées: certains jours, ou plutôt certaines nuits étoilées, quand le lève la tête vers toutes les ampoules allumées là-haut, je ne sais plus très bien qui tourne autour de qui... Maintenant, grâce à Jean-Pierre Luminet, vous le saurez!
Olivier Iteanu est avocat, spécialiste du droit de l'internet.
Il fait le point dans ce petit livre pratique sur notre identité numérique, drôle d'expression quand même mais faut s'y faire!
Il tente de répondre à des questions fondamentales comme:
- quel est le statut juridique des avatars?
- comment éviter qu'on parle en mon nom?
- comment je protège ma vie privée dans les réseaux sociaux?
(Ca , c'est la question la plus drôle parce que si vous allez dans les réseaux sociaux, vous savez très bien que vous êtes à poil, tant pis pour vous, mais en plus vous aimez çà!
Andrée Muller, ex-directrice adjointe de la rédaction de 01 Informatique, publie une nouvelle édition de son Que sais-je? Et n'a pas peur de continuer à parler de "net économie", cette fois sans trait d'union entre les deux mots.
Désormais "consultante en usage et appropriation des technologies de l'information" elle explique la nouvelle vague essentiellement par l'essor du e-commerce.
En même temps, son regard de sociologue n'est jamais loin et elle relève un paradoxe: plus internet nous simplifie la vie marchande, plus il contribue à rendre les relations humaines un peu plus compliquées, entre progrès et menace (être "Wow" (= waouh ! en bon français) ou "Yuck" (= berk!) selon les mots cités par Yann de Kerorguen), entre co-création et consommation, développement personnel et communautarisme. Hier on devait choisir, la vie était exclusive, aujourd'hui on rajoute on empile, on veut tout, la vie est exhaustive.
Bienvenue dans ce nouveau monde! Pour en savoir plus, lire-voir-écouter ce qu'en dit le sociologue Philippe Mallein.
Emilie Stone (c'est l'auteur) ou la nouvelle cybernétique: Pomme Q, éditions Michalon
Faire parler un ordinateur (portable et plutôt Mac, d'où le titre), c'est une bonne idée: en faire une sorte de Candide qui découvre avec stupeur la race humaine, c'est une autre très bonne idée. Et le résultat est à la hauteur, jusqu'à l'apothéose (catatastrophique) finale... On rit, on sourit, on acquiesce. C'est plein de trouvailles littéraires (rappelez-vous, c'est l'ordinateur qui parle):
"Au début, Ella n'était qu'un paquet de mails et un numéro de portable de plus. Je ne me suis pas méfié."
"Nous sommes trop nombreux à vous enregistrer de près pour que cela dure sur ce mode à l'infini."
A propos de son propriétaire, Luis: "Pour faire le plein d'énergie, il devait se mettre à l'horizontale... Il ne se branchait sur rien, de toute façon, c'était un modèle sans fil."
Surl'histoire humaine: "Ca faisait quand même des dizaines de milliers d'années que le modèle prouvait que fondamentalement quelque chose ne fonctionnait pas...Soit le fabricant avait mis la clef sous la porte, soit il était arrivé à son seuil d'incompétence, soit il trouvait son compte dans le chaos."
A propos du capitalisme et du communisme: "Deux systèmes d'exploitation en ving et un siècles. Comme puissance de calcul, on fait mieux."
(au fait : pomme Q, en langage Apple, c'est la combinaison de touches pour la fonction "Quitter"...)
Et moi, j'adore son livre, car au lieu de le prendre au 5e degré comme il se doit de la part de tout fan de Godin, je le prends au premier et je crois tout ce qu'il me dit:
Florilège:
- "les marketeurs mentent parce que les consommateurs le leur demandent"; qu'est-ce qu'ils sont cons, ces consommateurs, on va pouvoir leur en foutre plein la gueule!
- "les gens ne supportent pas la vérité" : c'est pas beau, ça, comme affirmation!
- "Est-ce vraiment important que la Porsche Cayenne à 75 000 $ et la VW Touareg à 50 000 $ soient identiques et fabriquées dans la même usine?" Bien sûr que non, on veut payer! Cela me rappelle un snob qui disait d'un restaurant: "il est vraiment dégueulasse mais heureusement il est très cher!"
Et enfin, la plus belle de toutes, la révélation:
"Les marketeurs génèrent des profits parce que les consommateurs achètent ce qu'ils désirent et non ce dont ils ont besoin" Ah, que c'est beau, que c'est fort!
Mais attention, les bonnes histoires que vous racontez doivent être vraies (malheureusement, c'est très ennuyeux, Godin ne nous dit pas ce qu'est la vérité.... comment va-t-on faire? comment savoir ce qui est vrai ou pas? c'est terrible de nous laisser comme ça dans l'ignorance...), véhiculer une promesse, être subtiles (là aussi on manque de définition...), captiver, ne pas faire appel à la logique mais aux sens, ne pas vouloir forcément s'adresser à tout le monde (eh ou le vrai marketeux est élitiste et non populiste, c'est un métier, merde, quoi), etc.
Bref, l'important est de se faire avoir en connaissance de cause, voilà la dernière grande révélation de Seth Godin.
En tout cas, moi, je n'ai pas acheté le livre, on me l'a offert!
PS: et je le laisse quand même dans ma rubrique "J'ai lu J'aime bien" parce que moi aussi, je suis un gros menteur. Nah!
Quel plaisir! En rangeant ma bibliothèque, je retrouve ce gros bouquin Poèmes et Chansons de Georges Brassens: toutes ses chansons, avec texte et partition de guitare.
De quoi passer quelques soirées agréables en retrouvant les accents charmants des Dames du Temps Jadis, des Belles Passantes ou de la Non-demande en mariage.
A déguster.
PS: les textes sont publiés dans l'ordre chronologique des disques. En les parcourant, c'est quand même les premières années que je préfère!
Il paraît qu'il est très connu, cet écrivain né à Turin en 1958, Alessandro Baricco.
Et, honte sur moi, je n'avais jamais entendu parler de lui!
Voila-t'y pas que je tombe, non pas sur l'un de ses romans qui l'ont rendu célèbre, mais sur un petit opuscule de sa main , 90 pages tout mouillé, bizarrement intitulé : Novecento : pianiste, chez Mille et Une Nuits.
Et là, délices! Un bijou, un petit chef d'oeuvre de rareté, d'étonnement. Le décor, les personnages, l'histoire, tout est différent, spécial, attachant.
Et surtout, la musique, présente partout, dans l'histoire, dans les relations. Il paraît qu'il hésitait entre ses deux passions, Alessandro Barrico, la musique et l'écriture. Alors il a mis des notes entre ses lignes.
Et voilà ce qu'il en dit :
"Il y a de la musique dans les mots, mais la musique est plus forte, dans la musique, il n'y a pas de mots."
Frère du précédent. Qui donc J.-B. Pontalis désigne-t-il par cette formule énigmatique et drôle, typique des définitions de nos bons vieux Larousse ? Quel couple fraternel/fratricide se cache derrière ce titre prometteur ? Qui donc était l'autre Pontalis, sinon un aîné, frère du suivant ? J'ignorais que J.-B. Pontalis eût un frère et que lui-même ne fût qu'un puîné. Mais quelle importance ? La question, jadis cruciale, de la hiérarchie de naissance entre frères, a-t-elle, aujourd'hui encore, quelque importance ? Quelque sens ? " Frères de sang " ! Quel intérêt accorder à ce vieux couple, aussi vieux que le monde ? C'est ce vers quoi l'auteur de cet ouvrage s'engage, non sans réticences, non sans méfiance, lorsque se présente à son esprit le projet de ce livre. Dont le titre (jadis suggéré par son frère) s'est pourtant imposé d'emblée. Un projet sur lequel J.-B. P. ne cesse de s'interroger. Pourquoi écrire un tel livre ? Et pour qui ?...
J'ai rencontré son auteur, un soir chez des copains: Christophe André, un psy qui ne se la pète pas. Il n'a que deux activités: il exerce à Sainte-Anne, à Paris, haut-lieu de la psy, et il écrit des bouquins (et il en cause un peu partout). J'aime bien cette démarche. C'est The spécialiste de ce qu'on appelle "l'estime de soi": qu'elle soit bonne ou mauvaise, mieux vaut savoir se situer par rapport à elle!
Le bouquin a le côté agaçant des recettes miracles mais il se lit facilement, il pose les bonnes questions et il donne, vraiment, peut-être pas des réponses mais en tout cas des conseils. Comment s'assumer sans se vautrer, comment avancer tout en réfléchissant un peu, comment penser à soi comme il faut (c'est-à-dire ce qu'il faut, le temps qu'il faut, pour pouvoir rapidement passer à autre chose...).